Le Coq et Le Crapaud

Suffren prend du galon – Version camouflage hiver

Bois – argenture à la feuille

Galons « Gros Grain » col. 9980/9901/9999/9011 soit 720m de galons

Tissu Eden pour le coussin d’assise (en plumes et flocon de mousse) 

Filet en coton

Clous nickel mat

 

Et un peu plus sur l’origine du projet :

Lorsque Houlès-Nouailhac m’a proposé de réinterpréter le modèle Suffren de leur gamme de fauteuils j’ai perçu ce challenge avec une gourmandise et un appétit comparable à celui d’un chef cuisinier à qui l’on confie la mission de revisiter un classique de la cuisine.

Ce projet m’a emballé à plus d’un titre, d’abord parce qu’il cadrait parfaitement avec ma vision de la tapisserie dans l’univers du design, à savoir l’alliance du geste à l’esprit pour que le savoir-faire d’un métier traditionnel et souvent mal connu se dévoile à travers une esthétique contemporaine.

A l’origine, la technique personnelle que j’ai mise au point est issue d’une réflexion sur la mémoire des fauteuils dont je voulais me faire le conteur. Fini les étoffes qui dissimulent le cœur de la garniture, seul un filet vient contenir la nouvelle matière qui remplace le crin traditionnellement utilisé, faisant ainsi de l’intérieur du fauteuil l’élément de décor.

L’autre ingrédient savoureux de cette mission confiée par Nouailhac était d’utiliser un galon édité par la maison Houlès à la place du feutre découpé en lamelles dont j’use normalement pour la réalisation de mes fauteuils de création. La grande variété des coloris proposés par ce galon « Gros Grain » m’a libéré d’une contrainte et permis d’envisager la création de motifs grâce aux combinaisons de couleurs possibles. 

C’est ainsi que Suffren me glissa à l’oreille l’idée de lui faire prendre du galon en lui concevant un garnissage camouflage… pour l’automne, pour l’hiver… sans oublier qu’au printemps et à l’été les couleurs se font plus vives et qu’il est possible de se camoufler dans tous les environnements.

 

     

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